mardi 10 décembre 2013

La poste

C’était l’été et je partais fin novembre.

Novembre?!?
Tu parles d’un temps pour prendre des vacances!
C’est qu’en 2010 quand j’étais allée en Allemagne voir ma vieille amie So (qui a décidé de devenir traductrice plutôt qu’actuaire, du coup, j’ai un pied à terre en pays germain), j’avais raté les marchés de Noël de 15 jours et je m’étais dit que la prochaine fois, j’irais en Allemagne juste pour ça. En plus, j’avais de bonnes chances de retrouver Joëlle et Sabrina dans cette période de l’année.

So habite dans la région de Stuttgart, à plein d’heures de route de Berlin – même sur l’autobahn avec pas de limite de vitesse – c’est pour ça que je n’y étais jamais allée, à Berlin. Pour ces vacances-ci, j’étais un peu triste de me rendre en Allemagne sans aller voir mon amie, et accessoirement ne pas avoir d’interprète privée. Ce qui fait que quand elle m’a dit quelque chose comme : «J’ai pris un billet de train, je m’en viens passer le week-end à Berlin», j’étais VRAIMENT contente.

Y’avait mon ami Dirk aussi, qui vit dans la région de Düsseldorf. Quand je lui ai dit que j’allais à Berlin, il m’a répondu quelque chose comme : «Génial! Je passe te prendre! Je vais t’amener à Dresden! À Hambourg! À Düsseldorf! On va faire le tour de l’Allemagne et je serai ton interprète!» J’ai répondu quelque chose comme «Je te remercie Didi, c’est vraiment généreux de ta part, mais j’ai d’autres projets, comme réellement rester à Berlin pendant deux semaines et voir mes amies…» Dirk a décidé de venir quand même pour qu’on se rencontre enfin.

Didi et moi, on s’était croisé sur ICQ ou MSN dans les années '90 plusieurs et même si j’étais allée quelques fois en Europe depuis, on n’avait jamais pu se rencontrer en vrai. Alors, qu’il me dise qu’il allait venir n’était pas surprenant, mais je ne comptais pas là-dessus pour planifier quoi que ce soit.

Par contre, il y avait de fortes chances, très fortes même, que je rencontre Karo pour vrai, puisqu’elle habite là et que prendre un café n’est pas si compliqué.

Tout pour dire qu’en juillet, novembre était très loin. J’avais plein de temps pour écrire plein de courriels. Surtout qu’au travail, je devais absolument m’occuper l’esprit avant de le perdre.

De son côté, Karo utilisait beaucoup la poste traditionnelle pour m’envoyer des cartes postales, des lettres, des petits paquets de cartes de la ville avec des indications qu’elle écrivait dessus, des dépliants touristiques, des trucs comme ça. J’étais vraiment touchée par tant d'attention, pour l'inconnue que j'étais.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire